Défendons nos gares et nos trains !

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées, le 29 novembre, devant la gare de Bretenoux-Biars, répondant à l’appel lancé par le Comité de Défense de la ligne Brive-Aurillac. Les revendications exprimées sont récurrentes depuis des années et maintes fois rabâchées auprès des décideurs publics et que l’on peut résumer ainsi : exiger des trains qui correspondent aux besoins de la population. Ce qui, dans le détail, se traduit par un service public fiable (on ne compte plus les dysfonctionnements qui affectent cette ligne Brive-Aurillac comme tant d’autres lignes dites secondaires : trains supprimés, en panne, gares fermées, correspondances non assurées y compris pour rejoindre la capitale…), des horaires permettant aux travailleurs, aux étudiants et à toute la population de se déplacer en train, des gares accessibles et des guichets ouverts, des arrêts systématiques dans les « petites » gares. Sourds, et ce, depuis des années à toutes nos interpellations, les décideurs publics, qu’il s’agisse des représentants de SNCF Réseau ou de nos élus régionaux,  sont très éloignés de nos problèmes sur le terrain, préférant sans doute ignorer les galères de voyage au quotidien que vivent les usagers du train et semblant définitivement hors sol. En témoigne la réponse faite par Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Mobilités pour tous (sic !) et aux infrastructures de transport en Région Occitanie, quant au maintien des arrêts de train dans les « petites » gares  : « c’est populiste ». Chacun jugera de la pertinence de cette réponse. Face à l’inanité de cette dernière, le Comité de défense de la ligne Aurillac-Brive a décidé de « taper plus haut » et d’envoyer un courrier à la Présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, accompagné en guise de carte postale, d’une photo de l’ensemble des manifestants présents, ce 29 novembre. En espérant qu’il ne reste pas lettre morte.

Ce ne sont pas moins de 984 km de lignes qui sont menacés sur les 3932 km de voies que compte l’Occitanie. Ces lignes, dites encore une fois secondaires, sont souvent ignorées dans les prises de décision nationales. Pourtant, ces lignes ainsi si mal nommées, puisqu’essentielles pour la population en milieu rural, sont aussi l’une des clés de la transition écologique, de la justice sociale, de l’égalité entre les citoyens et les territoires.

Et pour continuer de les défendre, une nouvelle manifestation, à l’initiative de l’ADGAPR (Association de Défense de la Gare d’Assier et pour la Promotion du Rail) est prévue le 13 décembre devant la gare de Gramat, la ligne Rodez-Brive-Paris subissant les mêmes dysfonctionnements que celle reliant Aurillac à Brive. Soyons nombreux, et bruyants, pour que nous soyons enfin entendus.

Les Farouches Insoumis du Lot  et Les Insoumis du Pialou

Les Farouches Insoumis du Lot, basés à Figeac, sont un groupe d’action de la France Insoumise qui s’est constitué récemment avec des militants répartis sur la deuxième circonscription du département. les Insoumis du Pialou sont eux basés à Biars-sur-cère. Ils se sont  fixés pour mission la diffusion du programme « L’Avenir en Commun » et d’alerter leurs concitoyens sur des problématiques locales, ce qui passera aussi par le décryptage de la parole publique de nos élus, à chaque fois que cela sera nécessaire.

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Christophe Proença :  le veau sous la mère  plutôt que la censure !

Bon : il est vrai qu’il n’est pas bien de placer sur un même plan, comme le titre de cet article le suggère, deux évènements aussi distincts tant du point de vue de leur rayonnement géographique que de leur retentissement général sur la vie quotidienne des citoyens que la Fête du veau sous la mère de Saint-Céré et le vote de la motion de censure à l’Assemblée Nationale qui aurait pu entraîner la chute du gouvernement Lecornu, si celle-ci avait été adoptée.

 Il faut bien l’avouer : la tentation était trop forte.

 Mais l’association, a priori inédite,  d’une manifestation festive, destinée à mettre en avant un savoir-faire local et lotois, et d’un choix éminemment politique pouvant déboucher sur la démission d’un premier ministre déjà démissionnaire avant d’être « remissionnarisé », dans un déni de démocratie manifeste, a au moins deux points communs : les faits se sont déroulés la même semaine et Christophe Proença, député de la deuxième circonscription du Lot en a été le protagoniste. Ou plutôt, aurait dû en être le protagoniste dans les deux cas, car s’il s’est bien rendu à la Fête du veau sous la mère, il n’a pas, pour autant, obéissant aux consignes de son  parti, en l’occurrence le PS, voté la motion de censure. Qui, rappelons-le, a échoué de 18 voix. Tout cela pour une prétendue victoire quasi « historique », dixit le PS, sur la réforme des retraites alors que ce dernier n’a même pas obtenu l’abrogation, ni même la suspension de celle-ci -et même Macron, depuis la Slovènie, le dit – avec ce non vote de la motion de censure, mais seulement un report pour la seule génération née en 1964, de sa mise en application pour un départ à 64 ans.

Le PS se targue également d’avoir eu l’assurance que le « remissionnarisé » Lecornu n’userait pas de l’article 49-3, désormais bien connu. Sauf que le gouvernement dispose de bien d’autres dispositifs législatifs pour arriver à ses fins. Et sans compter que pour que ce report de la réforme des retraites entre en application, de « haute lutte » remporté par le PS, celui-ci va devoir expliquer à tous les français, et notamment les plus précaires, qu’il va aussi falloir avaler et supporter toutes les mesures antisociales que contient le projet de budget de la Sécurité Sociale telles que le doublement des franchises médicales, une imposition des indemnités versées aux patients atteints de maladies chroniques, un gel des pensions de retraite,  autrement dit : une baisse du pouvoir d’achat de tous les retraités, cette même punition s’appliquant à tous  les bénéficiaires de prestations sociales sans compter la promesse d’une belle cure d’austérité pour l’hôpital public. Entre autres.

Car pour  que la « victoire » remportée par le PS s’applique, il va lui falloir aussi voter l’intégralité du budget de la sécurité sociale qui contient toutes ces mesures. Tandis que les plus grandes fortunes, les multimilliardaires vont continuer d’être épargnées, les efforts qui vont leur être demandés vont même être divisés par deux par rapport au précédent budget. Sacré victoire qu’a obtenue le PS !

Certes, il est désormais question d’une « lettre rectificative » qui pourrait entériner le décalage dans le temps de la réforme des retraites. Au prix de contorsions constitutionnelles mais qui se solderont, au final, par l’adoption d’un budget austéritaire. Cette « lettre rectificative » est présentée à nouveau comme une nouvelle « grande » victoire du PS. Mais encore une fois à quel prix. Et cela, il faudra qu’il l’assume.

Christophe Proença avait toute sa place à la fête du veau sous la mère mais il aurait dû se rappeler, au moment de ce non vote de la motion de censure, qu’il a été élu, dans le Lot, avec les voix de l’ensemble de la  gauche, ce qui implique de se battre pour les petits et les sans grades et pas pour appliquer le programme de la Macronie et ne pas censurer son gouvernement.

Dans une des nombreuses citations attribuées au Général de Gaulle, il y a celle-ci : « les français sont des veaux ». Certes, pas sous la mère mais attention, Monsieur Proença,  ils pourraient bien se rebiffer et en particulier, les Lotois, qui,  pour les prochaines élections, pourraient bien être capables de démentir les propos du géniteur de la 5éme République. Mais il est vrai que Monsieur Proença a déclaré qu’il « n’avait pas peur de la démocratie ». Quitte à ne pas censurer le gouvernement Lecornu pour éviter une dissolution  de l’Assemblée Nationale qui l’aurait immanquablement conduit à remettre en jeu son mandat de député de la 2éme circonscription du Lot. Tôt ou tard, Monsieur Proença, il vous faudra effectivement affronter cette démocratie et vous avez tout à craindre que les Lotois de gauche, n’auront pas la mémoire courte et vous empêchent de présider une nouvelle fois aux belles destinées de la Fête du veau sous la mère de Saint-Céré.

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Allo, Léon ? Ici Christophe !

Dans un feuilleton régulier, la presse régionale nous informe des aventures du député Christophe Proença à l’Assemblée nationale et dans sa 2e circonscription du Lot. Rappelons son élection obtenue de haute lutte avec le soutien du Nouveau Front Populaire les 30 juin et 7 juillet 2024 et l’amnésie partielle apparue dans ses remerciements « à la gauche soutenue par le PRG et par une partie de Renaissance » (Vie Quercynoise, 11 juillet 2024, p. 3).

Depuis nous l’avons suivi dans ses rencontres avec les collégiens pour expliquer la « République », dans son soutien aux secrétaires de mairie, à la « filière noix », au maintien de « Ma PrimeRénov’ » et dans sa volonté de démocratiser l’accès au sport. Pour célébrer l’anniversaire de l’avènement de la IIIe République (4 septembre 1870), Christophe Proença adresse une lettre ouverte à son Père fondateur, Léon Gambetta. Aussi pragmatique que modéré, le fameux cadurcien, avait calmé les forces réactionnaires en oubliant les avancées de 1793 et en sacralisant la propriété privée. La « Dépêche » (qui n’est pas un brûlot ultra-gauchiste) rappelle opportunément dans son édition du 25 août 2025 une pensée profonde du héros national comme quoi aucune bonne décision ne se prend sans le concours des citoyens (p.7). Christophe Proença sait ce qui lui reste à faire, à son niveau de député, pour stopper l’asphyxie démocratique qui étouffe le pays.

Deux jours plus tôt nous apprenions par le même medium que le député de la IIe circonscription avait été désigné corapporteur du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 (p.18). Comme le recommande son mentor cadurcien, Christophe Proença pourrait demander à ses électeurs ce qu’ils en pensent. Dans les Alpes, le réchauffement climatique est presque deux fois plus rapide que sur la moyenne nationale (2° contre 1,4°). La chaîne a perdu 36 jours de neige. A La Clusaz, une retenue d’eau de 150 000 m3 nécessaire à la fabrication de neige artificielle vient d’être refusée par la justice. Le 20 août dernier, un rocher écrase une voiture près de Chamonix faisant deux morts et deux blessés graves.

Nous demandons à Christophe Proença de discuter avec ses électeurs dans des réunions publiques régulières pour l’aider à recoder l’espace démocratique local et répondre à l’aspiration des citoyens.

L’un des « Farouches Insoumis », peu sensible au centralisme médiatique et intéressé en priorité au comportement des élus locaux. Aujourd’hui Christophe Proença.  

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Vive le 100% Sécu !

François Bayrou l’a dit, lors de la présentation des grandes lignes de son projet de loi de finances et en particulier, du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 : « ce n’est pas soutenable ». Selon lui, en effet, la dépense de l’Assurance Maladie augmentera l’année prochaine de 10 milliards d’euros et donc il propose que « nous » fassions l’effort de limiter cette hausse de moitié et que « nous » réalisions « collectivement » un effort de l’ordre de 5 milliards d’euros*.

Le Premier ministre a donc déroulé son programme d’économie pour le budget de la Sécu : un doublement de la  franchise médicale de 50 à 100€ par an « afin de responsabiliser les patients » qui devront donc s’acquitter de 2 euros par boite de médicament dans la limite d’un plafond annuel fixé à 100€, réforme du dispositif des affections longue durée avec, à la clé un non remboursement à 100% des médicaments sans lien avec l’affection déclarée, miser sur la « pertinence des actes » avec l’obligation du dossier médical partagé qui, « grâce à l’intelligence artificielle, permettra d’améliorer significativement le diagnostic, la prévention et le suivi des maladies », une meilleure politique d’achat des hôpitaux et enfin, mettre un frein à l’augmentation des arrêts maladie.

Petit rappel historique à l’usage du Premier ministre 

Au début, la Sécu remboursait la totalité des dépenses de santé des salariés. Les années passant, la gestion assurée d’abord par les intéressés eux-mêmes, changea peu à peu de main subissant les choix imposés par le pouvoir politique. Rappelons au passage que la devise de la Sécu, lors de sa création, était: « chacun cotise selon ses moyens ; chacun reçoit selon ses besoins » Autrement dit : « que tu touches un gros salaire ou un tout petit, lorsque tu es malade, soins, interventions médicaments et/ou hospitalisation et soins de suite etc… ne te couteront rien. La Sécu sera là pour ça.

Mais voilà, la droite et les patrons, obligés d’y passer à la fin de la guerre de 40/45, (ils avaient, certes pas tous, beaucoup collaboré) n’ acceptèrent jamais ça et, au fur et à mesure qu’ils reprenaient du poil de la bête, entendaient bien revenir en arrière. Les élections des dirigeants de la Sécu ayant été supprimées, l’Etat prend alors carrément les rênes intégrant peu à peu le budget de la Sécu au budget de l’Etat, en remplaçant le remboursement de certaines participations par un versement de CSG. Celle-ci étant un impôt, par ce subterfuge, l’Etat devenait financeur de la Sécu et ,donc, légitimait ainsi d’imposer ses décisions . Le CNPF, ancêtre du MEDEF, avait gagné et les non-remboursements peuvent depuis se succéder sous l’effet du vote par le parlement de la fameuse Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

 Les mutuelles ont été créées pour compenser ces déremboursements, mais les salariés pouvaient y adhérer ou non, et bien sûr, s’ils ne le faisaient pas, ils y laissaient des plumes lors de maladies ou autres. Avec la crise et les petits salaires, beaucoup n’avaient plus de mutuelle.

Et là, arrive Hollande !

Et le président « normal » a voulu  prétendre pallier ce manque. Il  fait ainsi voter une loi obligeant tous les employeurs à choisir une mutuelle pour leurs salariés. Les employeurs doivent  participer pour au moins 50% au coût de celle-ci.

A priori, cela parait un progrès.

Mais, en réalité, c’est un tour de passe-passe sur le dos des salariés.

 Tout d’abord, les employeurs ne choisissent en principe que des complémentaires et non pas des mutuelles. Et ce n’est pas pareil ! Les mutuelles sont organisées par des salariés, pour des salariés. Les dirigeant y sont élus par les adhérents, il n’y a pas d’actionnaires à rétribuer. Ce qui n’est pas le cas des complémentaires santé qui, elles, sont des sociétés commerciales à but lucratif. C’est toute la différence. Le patronat parvient ainsi à capter une partie des fonds qui, auparavant, lui échappait et utiliser ces sommes sur les marchés financiers . Pour l’instant, c’est assez limité, mais faisons confiance à Macron, Bayrou et leurs sbires : ça ne saurait durer.

  Les grandes sociétés financières ont créé leurs propres complémentaires. Elles sont donc actionnaires de ces sociétés, touchent donc des intérêts grâce aussi à la part (50% minimum) de la cotisation payée par le salarié. Ainsi, celui-ci devient le financeur des millionnaires  au moins deux fois : par sa cotisation et ensuite par sa consommation de soins enrichissant ainsi les actionnaire des labos et autres.

 Merci Hollande, la boucle est bouclée.

  Revenir au 100% Sécu est une urgence plus qu’urgente, donnant des moyens de vivre à tous ceux, qui, aujourd’hui, n’y arrivent pas. La suppression des complémentaires et des mutuelles  aura, en effet, plusieurs effets immédiats :
Les cotisations des salariés pour ces complémentaires seront redirigées vers la sécu. Pour les petits salaires, elles pourraient être carrément supprimées.  Ce qui conduirait donc à une augmentation immédiate du salaire. Cela pourrait aller jusqu’à un salaire de 2000 € mensuels ( cela pourrait aussi être envisagé pour les petits patrons ). Au-dessus, cette cotisation irait alimenter les caisses de la Sécu. Les économies réalisées sur les frais de gestion qui se montent à environ 5% pour la Sécu, mais qui s’élèvent à quelque 20, voire 25% pour les complémentaires, un peu moins pour les « vraies » mutuelles, mais toujours plus importants que ceux de la Sécu, lui permettraient d’oxygéner sérieusement les comptes de cette dernière.

« La Sécurité sociale est la seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien-être de nos citoyens. Faire appel au budget des contribuables pour la financer serait subordonner l’efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières. Ce que nous refusons. ».
Ambroise CROIZAT, ministre du Travail (1945-1946) et fondateur de la Sécurité Sociale.

A l’heure où ces lignes sont publiées, François Bayrou est en sursis et devrait dégager le 8 septembre de son poste de premier ministre.

Il n’en reste pas moins que le 100% Sécu reste une autre de ces bonnes raisons  de se mobiliser le 10 septembre. *Un rapport du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie, instance de réflexion et de propositions pour une meilleure connaissance des enjeux, du fonctionnement et des évolutions envisageables des politiques d’assurance maladie, créée par décret en 2003, indique que le passage au 100% Sécu s’accompagnerait d’une économie de 5,4 milliards d’euros des charges de gestion. Pile poil, à l’euro près, du montant de la purge que veut nous infliger celui qui est encore Premier ministre.

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« Petites lignes, grandes causes » mais ça dépend pour qui !

« Petites lignes, grandes causes » : comment ne pourrait-on pas souscrire à cet appel à la mobilisation lancé par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie en faveur des lignes secondaires de chemin de fer ?

« Le ferroviaire est un pilier du plan d’action régional pour le développement des territoires et la lutte contre le réchauffement climatique. C’est bon pour la planète et le pouvoir d’achat. Nous devons gagner cette bataille du rail », clame-t-elle encore . Autant de paroles qui sonnent d’or à l’oreille de ses concitoyens et qui valent bien qu’on la prenne aux mots. D’autant plus qu’elle les  met, a priori, aussitôt en acte puisque le 22 juin, en grandes pompes, a été fêtée la réouverture de la ligne de chemin de fer Montréjeau-Luchon, édifiée en 1873 et  fermée depuis 10 ans pour cause d’inondation.

La promesse de rouvrir cette ligne a donc été tenue, se félicite la présidente de Région. Et avec elle, les curistes qui pourront désormais se rendre en quelque 30 minutes à la station thermale de Luchon au lieu de subir un parcours de 2h30 en autocar, le tout pour un prix modique , les commerçants de cette même ville qui voient dans ce retour du train une autre promesse de dynamiser les affaires et plus globalement, les citoyens de Montréjeau et de Luchon qui plébiscitent ce retour du train. « Rouvrir la ligne Montréjeau-Luchon, c’est une fierté ! Parce qu’en Occitanie, nous refusons les injustices territoriales ». Madame la présidente de Région sait avoir le verbe haut, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter. Et elle l’assure : « cette ligne n’est que le début d’une contre-offensive ferroviaire ». Nom d’un chien !

Voilà encore des paroles de la présidente de Région aussi fortes que précieuses. Mais elle ajoute aussitôt :  « donnons la priorité au ferroviaire là où c’est possible ». Et c’est là que les choses se gâtent. Car faudrait-il donc, alors, comprendre que certaines petites lignes, parce qu’elles desservent une station thermale, ressemblent, à s’y méprendre, à une « grande cause », réparant ces fameuses « injustices territoriales » et que d’autres petites lignes, qui auraient permis, par exemple, de relier, à nouveau, ce qui était le cas depuis 1886, et ce jusqu’à la fin des années 80, les deux plus grandes villes du Lot, soit Cahors et Figeac, ne relèvent pas du registre des « grandes causes », établi par Carole Delga et sont condamnées au déferrement pour  devenir une voie verte cyclable, au service d’un seul enjeu touristique. Et au détriment de populations qui n’ont d’autres choix que de subir « les injustices territoriales » que Madame la Présidente de Région se complait pourtant à dénoncer.

Alors, que, depuis des années, elle a refusé de soutenir la remise en service de cette ligne. Sans doute, ne voulait-elle pas contrarier ce réseau lotois d’élus, largement acquis à sa cause , et entièrement dévoué à celle-ci, qui a créé, en 2020, un syndicat mixte des voies vertes du Lot (La Dépêche, 17 janvier 2020), en mobilisant 45 millions d’euros sur 10 ans mais avec des retombées économiques attendues estimées à 20 000, voire 25 000 euros par kilomètre de voie verte. Excusez du peu ! D’autant plus, si l’on en croit les propos de ces mêmes élus, cités dans la Vie Quercynoise du 18 juillet 2024,  il s’agit pour eux, « d’un projet phare auquel ils travaillent d’arrache-pied pour le concrétiser en dépit des opposants ».

Les séniors, mais aussi les plus jeunes, pourront donc prendre leur vélo et emprunter la fameuse voie verte, surtout par ces temps de canicules, pour se rendre de Figeac à Cahors, et réciproquement  et vaincre ainsi « les injustices territoriales » dont ils sont victimes ! Réhabiliter cette ligne de chemin de fer aurait pourtant suffit à les réparer. Mais qu’à cela ne tienne : « Petites lignes, grandes causes » est aussi le nom de la pétition que Carole Delga a lancé sur le site de la Région afin d’appeler l’Etat à investir dans le ferroviaire et de « sauver » 1000 km de rail en Occitanie. Elle veut en faire une mobilisation citoyenne et transpartisane. « Go, go sur le rail » : un mot d’ordre crié sur les ondes de RCF, le 17 juin 2025.

« Nous devons donner une priorité aux mobilités et dans ces mobilités, la priorité doit être donnée au ferroviaire même si nous avons aussi besoin d’infrastructures routières ». Ah ! oui, c’est vrai. Il y a aussi l’A 69. Et  dont, rappelons-le, le projet a été disqualifié par le Tribunal administratif de Toulouse, faute de nécessité impérieuse à le réaliser et d’atteintes irrémédiables à l’environnement.

Les Farouches Insoumis

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Aurélien, Laurent, l’acétamipride et les sous

Merci de signer la pétition en ligne contre la loi Duplomb sur la plateforme des pétitions de l’Assemblée Nationale : cliquez ici

Tutoriel pour signer la pétition

Aurélien Pradié, député non inscrit de la première circonscription du Lot, mais resté fidèle à ses premières amours datant de l’époque où il était encore vice-président des Républicains et donc soutien inconditionnel de la FNSEA, a voté en faveur de la loi Duplomb.

 Loi largement co-écrite par la FNSEA (ce syndicat agricole majoritaire et depuis tant d’années, co-gestionnaire de la politique agricole  et surtout farouche défenseur de l’agro-business) et ouvertement anti-environnementale puisqu’elle est destinée à faciliter l’usage de pesticides cancérigènes, la construction de méga-bassines et la création d’élevages industriels. Entre autres aberrations. Faut-il rappeler que Laurent Duplomb est lui-même agro-businessman et membre et représentant de la FNSEA ?

Aurélien Pradié a sérieusement manqué de flair en votant cette loi Duplomb – ce n’est pas la première fois, ni malheureusement la dernière -, et de cette vision à long terme qui devrait caractériser et animer le travail d’un député. Il aurait pu, par exemple, se pencher sur les études menées par 22 sociétés savantes et médicales dont l’Inserm ou la Ligue contre le cancer ,sur les dangers de la réintroduction pour la santé humaine et l’environnement, prévue par cette loi Duplomb, d’un pesticide, de la classe des néonicotinoïdes, comme l’acétamipride.

Il est vrai qu’Aurélien Pradié reconnaissait sur France Inter, le 17 août 2022, « qu’en matière d’écologie, la droite n’a rien à dire, et ce, depuis des années ». On l’avait remarqué. Et on comprend mieux pourquoi il a voté en faveur de cette loi Duplomb qui entend encore aller plus loin vers un modèle agricole productiviste et agrochimique, à bout de souffle, dépassé. Et qui sacrifie l’écologie. 

Elle reprend ainsi tous les poncifs ultra-libéraux si chers à notre député, revêtant ses plus beaux atours pro agro-business auxquels il n’a pu que succomber puisqu’elle vise  à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».  Un  objectif sympathique, a priori, que de simplifier le travail au quotidien des agriculteurs mais derrière lequel se cache des régressions environnementales qui n’amélioreront en rien, en plus, la situation économique des agriculteurs que cette loi était censée défendre.

S’attaquer aux normes environnementales et préserver ainsi des intérêts privés qui ne vont conduire qu’à l’augmentation de la compétitivité des exploitations agricoles en favorisant leur agrandissement et les soumettre encore davantage à la concurrence internationale, il est vrai, est plus facile que de défendre et de protéger le modèle d’une agriculture à taille humaine et écologiquement viable. Pourquoi soutenir à tout prix des cultures non vivrières comme la betterave et essentiellement destinées à l’exportation ?

A l’heure où s’écrivent ces lignes, près de deux millions de citoyens ont signé la pétition pour dire non à la loi Duplomb : Aurélien Pradié est décidemment à rebours du sens de l’histoire en accordant son vote à cette loi obscurantiste. Le fait qu’autant de citoyens se mobilise, espérons-le, pourra peut-être le conduire à une réflexion sur le fonctionnement de notre démocratie, compte tenu des conditions dans lesquelles, cette loi a été votée, à cause d’une motion de rejet, posée par le rapporteur même de cette loi à l’Assemblée Nationale. Un vrai calcul politique, voire même une manœuvre boutiquière visant à accélérer l’adoption de cette loi.

« Laurent, tu vas lire un peu »

Et peut-être cela pourrait-il même conduire Aurélien Pradié à mener une réflexion sur l’agro-écologie. Il aurait bien fait, avant de voter, d’écouter les propos de Marc-André Selosse, biologiste et professeur au Museum d’Histoire Naturelle, prononcés sur France Culture, le 27 mai 2025 : « Quand un sénateur scélérat, et je mesure mes mots, comme Laurent Duplomb nous dit : l’agro-écologie, personne ne comprend ce que c’est. Je réponds : Laurent, tu vas lire un peu. Tu invites des gens qui ont compris. C’est normal. Moi ,un texte de loi, je peux dire que personne n’y comprend rien et pourtant, il y a des gens qui manient les textes de loi. L’agroécologie, certains la manient et c’est en fait une alternative tout aussi efficace, voire plus efficace quand on utilise des cultures mélangées, par exemple, qui freine la propagation des maladies. On peut produire 30 % d’un mélange céréales-légumineuses  en plus sur votre parcelle.  Non seulement ça nourrit le monde mais ça freine la propagation des maladies de 40 %. Et ça augmente le revenu agricole parce qu’en fait,  ça baisse les charges et il faudrait qu’on parle du revenu des agriculteurs, car c’est ça, le cœur du problème ». 

Aurélien, en te parlant gros sous, comme le fait Marc-André Selosse, cela ne t’amènerait-il pas à changer de position ? Et à convaincre ton ex-copain LR Laurent et qui est peut-être encore ton copain ?

 

Les Farouches Insoumis

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Faire barrage à la Dictature En Marche

Un appel à la grève générale a été lancé à partir du mardi 5 février à l’initiative de Gilets Jaunes et de plusieurs syndicats. C’est une étape très importante dans la lutte que mène les Gilets Jaunes pour la Démocratie et pour l’amélioration de nos conditions de vie.

Depuis le début de sa mandature, Macron et son gouvernement n’ont de cesse de prendre des mesures qui dégradent les conditions de vie du peuple de France au profit des ultra-riches. Il détricote les droits des citoyens et des travailleurs afin de les précariser encore plus, de leur ôter plus de moyens de se défendre, de les rendre plus vulnérables face à son pouvoir, plus facilement exploitables par les puissances de l’argent. Macron cherche a exercer son pouvoir sans limites. Il n’y a quasiment plus de séparation entre les différents pouvoirs et tous sont au service du pouvoir exécutif :

  • le pouvoir législatif : les députés de l’Assemblée Nationale, majoritairement de son parti, n’ont aucun libre arbitre pour s’opposer aux volontés de Macron, lequel ne se gêne d’ailleurs pas pour légiférer par ordonnances ;
  • le pouvoir judiciaire : suite à diverses lois promulguées du temps de Vals et de Holande, il a considérablement perdu de son indépendance et les procureurs sont directement nommés par Macron ;
  • le pouvoir de l’information : les médias privés appartiennent pour leur immense majorité à une dizaine de milliardaires, amis de Macron, et les médias publics sont tenus par des proches qu’il a nommés.

Les Gilets Jaunes sont le gravillon dans la pantoufle de Macron. Ils viennent s’opposer à sa politique et le déranger dans sa suffisance.

Comme je ne suis pas certain que le mouvement des Gilets Jaunes ne soit pas bien compris en raison de la propagande gouvernementale au travers de quasiment tous les médias traditionnels, je vais donner quelques explications. Je ne vais pas tout développer ici. Autant que possible, je vais fournir des liens qui renvoient sur des vidéos ou des articles qui permettent d’approfondir le sujet. C’est important de les visiter pour comprendre ce qui est en train de se passer et surtout pour comprendre la société dans laquelle nous vivons.

L’appel à la grève générale

Cet appel est parfaitement relayé dans cette vidéo par François BOULO, porte-parole des Gilets Jaunes de Rouen, avocat du droit du travail. En 3 mn, il expose la plupart des raisons de se mettre en grève.

Sur ce lien (https://a-louest.info/Greve-generale-du-5-fevrier-comment-faire-greve-674) est expliqué comment se mettre en grève. Des informations légales sont données ici (https://www.coindusalarie.fr/droit-de-greve).

Les causes du mouvement des Gilets Jaunes

Le mouvement a démarré sur la base d’un « ras-le-bol » fiscal, une augmentation des taxes sur le diesel. Mais depuis le 17 novembre 2018, le fondement de ce mouvement s’est considérablement élargi. Les Gilets Jaunes ont pris conscience de leurs conditions de vies très dégradées et communes à une très grande majorité des citoyens. Ils ont surtout pris conscience des causes de leur condition et de leur impuissance à modifier le cours de leur existence. Les Gilets Jaunes ont compris qu’ils étaient enfermés dans une prison institutionnelle et constitutionnelle et qu’ils ne vivaient pas dans une démocratie (https://youtu.be/Pvn1AWl0zHc). Ils ont compris que nous vivons sous un pouvoir quasi-dictatorial, de plus en plus autoritaire, tenu par une oligarchie de quelques milliardaires manipulant les médias, les institutions et la plupart des partis politiciens. En fait, toute une classe de gens cupides et avides de pouvoir et d’argent, dont le sommet de la hiérarchie est les grandes banques multinationales, créatrices de la monnaie et instauratrices de la « dette ».

Macron est le représentant de cette oligarchie, prétentieux, méprisant, manipulateur, autoritaire et violent.

Qui sont les Gilets Jaunes ?

Les Gilets Jaunes, ce sont des travailleurs ou travailleuses pauvres, des salariés, des auto-entrepreneurs, des chefs de petites entreprises, des chômeurs, des retraités, des personnes handicapées, des professions libérales (avocats, infirmières, …), des artisans, des commerçants, etc. Ce sont des gens qui ont des difficultés en fin de mois, mais pas forcément. Ce sont des gens qui ont compris que ce système économique et politique nous mène droit au mur, qu’il ne répond pas aux enjeux majeurs sur l’environnement, le climat. En bref, les Gilets Jaunes, c’est le peuple ; celui qui veut retrouver sa souveraineté, qui aspire à plus d’équité, plus de justice, qui veut faire face solidairement au désastre écologique et environnemental que nous sommes en train de vivre et essayer d’en réduire les effets.

Les revendications principales des Gilets Jaunes

  1. Le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en
    toutes matières et illimité, législatif, abrogatoire, constituant et
    révocatoire (vidéos courtes d’explication :  https://youtu.be/uzXA5kd-UsE ; https://youtu.be/mh601w5OpS4
    ; https://youtu.be/ZzUWNtHy0U8
    ; vidéos longues et plus détaillées avec Etienne CHOUARD : https://youtu.be/iYbYckd1rdI ;
    https://youtu.be/WasIOXE04S4,
    autres : https://youtu.be/AmBuR1dz39w
    ).
  2. Augmentation des minima sociaux, baisse de la
    TVA sur les produits de première nécessité, hausse des taxes sur les produits
    de luxe, rétablissement de l’ISF, suppression du CICE, des fraudes fiscales
    (« optimisation fiscale »), etc., pour pourvoir aux besoins urgents
    de la population précarisée. Plus de justice fiscale et sociale
  3. Démission de Macron en raison de son mépris pour
    le peuple, parce qu’il représente tout le système dans ce qu’il a de pire, et parce
    qu’il est dans l’incapacité à régler cette crise.
  4. Elaboration d’une nouvelle constitution par le
    peuple et pour le peuple, pour que le peuple puisse retrouver sa souveraineté.
  5. Préservation de l’environnement et véritables
    actions pour limiter le réchauffement climatique et l’extinction des espèces.

La monnaie et la « dette »

Il est important de savoir comment est fabriqué la monnaie et comment est générée la dette qui nous met en quasi « esclavage » des grandes banques (vidéo courte : https://youtu.be/Ehme7ai4C_s ; vidéos longues : https://youtu.be/w_2u6y84osM ; https://youtu.be/ckIGqArQI2E )

Répression et violences policières

L’oligarchie a peur des Gilets Jaunes car ils remettent directement en cause leur pouvoir. Macron et son gouvernement met tout en œuvre pour discréditer le mouvement en provoquant les violences, en empêchant de manifester par tous les moyens, même illégaux, par l’utilisation d’armes mutilantes, par des interpellations arbitraires, par des atteintes à la liberté de circuler, par des intimidations judiciaires, par des lois de circonstance et liberticides, etc.

Un syndicat de police, Vigi, par son porte-parole Alexandre LANGLOIS dénonce ces violences : https://youtu.be/AtCX05NrtUQ ; https://youtu.be/b_yerNHpxQ4 ;

Pour s’informer

Afin d’échapper à la propagande des médias traditionnels (appartenant pour la plupart à une dizaine de milliardaires, ou contrôlés par le pouvoir), il y a plusieurs canaux un peu plus indépendants sur Internet comme :

Vis-à-vis de tous les médias, il faut toujours garder un esprit critique, croiser et recouper les informations, se garder des effets de rumeurs, de diabolisation des messagers, évaluer la pertinence des messages.

En conclusion

Il est temps pour les citoyens, pour le peuple français de prendre conscience du système dans lequel nous vivons, qui n’est pas une démocratie, et qui tend de plus en plus à devenir une dictature. Pour notre liberté, pour notre avenir et celui de nos enfants, pour la planète et l’humanité, il est temps pour le peuple de reprendre les choses en main avant que le pire n’advienne. Par la grève générale et illimitée, nous devons empêcher ce gouvernement, cette oligarchie de ruiner notre pays, de détruire notre environnement. Laissons de côté nos égoïsmes, nos peurs et soyons solidaires pour construire une société plus équitable, plus juste, plus fraternelle, pour un monde meilleur.

MERCI DE PARTAGER ET DE DIFFUSER LARGEMENT CE MESSAGE AVEC VOS AMIS, DANS VOS FAMILLES. PLUS NOUS SERONT NOMBREUX A NOUS MOBILISER, PLUS NOUS AURONS DE CHANCES DE GAGNER.

Hassid Faust-Forrik

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Halte aux abus de la répression policière !

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Nous avons cru d’abord à une infox, un montage, peut-être ailleurs dans le monde sous une minable dictature. Mais non ! Ceci s’est bien passé en France, à Mantes-la-Jolie, le 6 décembre 2018 où près de 150 lycéens ont été « interpellés ». Ils ont été maintenus ainsi pendant près de 3 à 4 heures, certains menottés, d’autres entravés avec des serflex.

Nous ne pouvons tolérer un tel comportement de la Police française qui rappelle les pires moments de la seconde guerre mondiale et du nazisme.

Quoi qu’aient pu faire ces jeunes, rien ne justifie de les maltraiter ainsi, ni de les humilier. Ils n’ont pas à être contraints à des positions dégradantes qui peuvent être en plus assimilées à de la torture. Les policiers qui ont agi de la sorte méritent d’être sévèrement sanctionnés, mais aussi toute la chaine hiérarchique jusqu’au Ministre de l’Intérieur, C.Castaner, et bien entendu tous les donneurs d’ordre, car ils ont ordonné ou approuvé, ou tout au moins justifié l’injustifiable.

Chaque humain a droit au respect de sa dignité, y compris les enfants.

Honte à ces policiers, honte à ce gouvernement qui déshonore la France et qui ne respecte pas ses citoyens et ses enfants mineurs !

En conséquence, nous, citoyens de France, peuple souverain, nous ne voulons plus être représenté par ce gouvernement et nous exigeons sa démission ainsi que celle de son président, E. Macron.

La seule légitimité, c’est le peuple. C’est au gouvernement et à ses élus de respecter les exigences du peuple, et non le contraire.

Le pouvoir doit revenir au peuple par le biais de referendum d’initiative citoyenne et d’une refonte complète de la Constitution, réellement par le peuple et pour le peuple.

C’est au peuple de définir les lois qui l’obligent et non à quelques élus représentatifs uniquement d’eux-mêmes et de ceux qui les ont fait élire à coups de matraquages médiatiques et manipulations politiciennes.

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La Cour des Comptes épingle les hauts salaires de Bercy… Nous demandons des sanctions !

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Après deux précédentes enquêtes menées en 2010 et 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui pointaient déjà du doigt des distorsions du même ordre, au sein de la Haute Fonction Publique de Bercy, la Cour des Comptes vient d’épingler, ce jeudi 20 décembre, « les rémunérations particulièrement élevées des hauts fonctionnaires du fisc » de Bercy…

La Cour des Comptes relève « la persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment des dispositifs de rémunération sans base juridique »… Des dérives qui durent donc depuis au moins une dizaine d’années, et qui concernent des différences de rémunération annuelle, atteignant 8000 à 25 000 euros, suivant l’échelle de fonction !

Un comble !… si l’on considère que Bercy compte, parmi ses attributions, les redressements fiscaux des entreprises, et la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales… A croire que la cupidité des plus fortunés est un mal contagieux, qu’il convient désormais d’éradiquer.

Des pratiques irrégulières, sans base juridique !… « Immorales, c’est certain !!! Illégales, peut-être aussi ? Mais des pratiques totalement incompatibles avec la Haute Fonction Publique du Ministère des Finances, qui doivent être sanctionnées à la hauteur de cette incompatibilité et du montant des sommes engagées ». 

Monsieur le Président de la République, la campagne électorale a mis en lumière de nombreuses dérives financières, dont les auteurs ont été, pour certains, mis en examen et purement et simplement « dégagés » de la sphère politique… Dès votre élection, vous avez, vous-même, été l’instigateur de mesures de moralisation de la vie politique, concernant les élus… Nous vous en remercions, mais il serait inopportun de s’arrêter au milieu du gué…

Il s’agit cette fois de hauts fonctionnaires du Ministère des Finances, qui ne peuvent impunément, et sans vergogne, s’attribuer des rémunérations, sans fondement juridique… Un fonctionnaire de base serait traduit en justice, condamné à rembourser et radié de la fonction publique… Pourrait-il en être autrement pour ces personnages, pour si intouchables et haut placés qu’ils soient ? Sûrement pas !… Ils doivent, au nom de l’exemplarité de leur fonction, être lourdement sanctionnés, rembourser les sommes indues et quitter leur poste…

Nous souhaitons par ailleurs qu’une enquête soit ouverte par la Justice pour en évaluer le montant réel, et déterminer les responsabilités et les complicités… Après 3 enquêtes, entre 2010 et 2017, et les rappels à l’ordre qui en ont découlé, PERSONNE, de la tête de l’Etat aux services impliqués, ne peut dire aujourd’hui qu’il n’était pas au courant, ou qu’il n’a pas fermé les yeux.

A l’heure où vous demandez des sacrifices aux plus précaires, de tels agissements, de la part de gens qui occupent les plus hautes fonctions administratives du pays, sont inadmissibles et indécents

Après les révélations des Paradise Papers sur l’optimisation fiscale, en novembre dernier, ces tripatouillages financiers ne redorent pas le blason de la République… Les Français ne sont pas dupes : ils n’accepteront jamais que s’inscrive en filigrane, au fronton des édifices publics, la devise de la honte : « Immoralité, cupidité, inégalité ».

Les « riens » dont nous sommes et que nous représentons, ne veulent plus être administrés par des « moins que rien ».

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Liste noire des paradis fiscaux de l’U.E. : un enfumage scandaleux… NON à cette Europe !

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Après le scandale des Paradise Papers, en novembre dernier, la Commission Européenne avait annoncé la diffusion d’une liste noire des paradis fiscaux… Les 28 ministres des finances de l’U.E., réunis à Bruxelles le 5 décembre dernier, ont accouché d’une souris : une liste de 17 paradis fiscaux, dont sont exclus les 4 paradis fiscaux avérés, au sein même de l’Union, l’Irlande, les Pays-Bas, le Luxembourg et Malte…

Les militants d’Oxfam avaient mis 35 paradis fiscaux sur la sellette, la liste noire de L’U.E. n’en a reconnu que 17, ne retenant, comme on pouvait s’y attendre, que les critères sur  mesure et suffisants pour éxonérer ces quatre états d’une citation au tableau noir… En d’autres termes : « Circulez, y’a rien à voir ! »

« C’est une 1ère étape significative, dixit Pierre Moscovici, mais je sais qu’elle suscitera aussi des déceptions que je peux comprendre. » Monsieur le Commissaire Européen, le mot « déception » est faible, « scandale financier » conviendrait mieux…

Occulté par les disparitions de Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday (qu’ils reposent en paix !), ce cafouillage au sommet de l’Union Européenne n’a appelé aucune intervention du Président Macron, ni du Premier Ministre Edouard Philippe, encore moins du Ministre des Finances Bruno Lemaire, pourtant présent ou représenté à la réunion des 28 !

Un silence qui retentit comme un blanc-seing donné au Luxembourg, à l’Irlande, à Malte et aux Pays-Bas pour leurs tripatouillages fiscaux au détriment de leurs partenaires européens.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre des Finances, le libéralisme pro-européen qui vous anime ne vous exonèrera pas d’explications sur l’élaboration de cette liste, ni sur les moyens rapides et efficaces que vous comptez mettre en œuvre pour lutter contre ce scandale financier de haut vol.

Le Luxembourg, déjà pointé du doigt par le Luxleaks, dont deux des trois lanceurs d’alerte ont été condamnés (c’est un comble !!!), n’a-t-il pas encouragé les entreprises à pratiquer une optimisation agressive ? Mr Jean-Claude Juncker n’a-t-il pas été l’initiateur de cette pratique dans son pays, alors qu’il était Premier ministre du Grand-Duché, entre 1995 et 2013 ?

Panama PapersLuxleaks, hier… Paradise Papers aujourd’hui… Le coût de ce dumping fiscal a été chiffré à l’époque des Panama Papers à 6000 milliards d’euros pour la France, soit 3 fois la dette de la France… 6000 milliards d’euros de recettes fiscales détournés vers les paradis fiscaux… Et aujourd’hui, le Président de l’Union Européenne, le « Paradise Pépère » J.C. Juncker, a encore le culot de menacer le gouvernement français de rétorsions financières (le régime « grec ») si nous ne respectons pas la réduction de 3% de notre endettement en 2017 ?

Le Luxembourg, un pays grand comme la moitié du département du Lot, était, selon Global Finance Magazine, pour la période 2009/2013, le 2ème pays le plus riche du monde, après le Qatar. Il a un PIB par habitant 2 fois ½ supérieur à celui de la France… Une croissance, 4 fois supérieure… Cherchez l’erreur !!!

Monsieur le Président de la République, nous sommes nous-même tout aussi pro-européens que vous, car il est incontestable que nous serons toujours plus forts à 10, à 15 ou à 28 pays, à condition que tous aient la même volonté d’aller dans la même direction, pour le bien-être de leur population et de l’humanité tout entière. Nous sommes pour une Europe sociale et humaniste et nous ne nous reconnaissons pas du tout dans la course à la mondialisation effrénée que vous nous proposez, où seuls les fortunes prospèrent et l’asservissement des plus faibles croît, et qui conduit irrémédiablement notre planète vers un inévitable trou noir.

Cette Europe, où des états détournent les recettes de leurs propres partenaires européens, dans la légalité la plus totale, nous assure-t-on en haut lieu, la main sur le cœur… Cette Europe où la cupidité, l’inégalité des droits, et l’immoralité règnent en maître… Cette Europe où s’est enracinée l’extrême droite, où montent les nationalismes les plus exacerbés, et même le « nazisme » dans un pays où nous avons cru et espéré, un peu naïvement, ne jamais le revoir aussi proche du pouvoir… Qui peut croire encore aujourd’hui qu’elle est celle qu’avaient imaginée Jean Monnet, Robert Schuman ou Konrad Adenauer, les « pères de l’Europe » ?

Cette Europe technocratique, si performante et zélée pour délibérer sur la courbure et la taille des bananes, les effets laxatifs des prunes, la capacité des chasses d’eau pour les cuvettes et les urinoirs, mais totalement impuissante pour imposer sur tout son territoire les mesures incontournables pour lutter contre le réchauffement climatique… Cette Europe compromise, cupide, soumise à la dictature des lobbys et des multinationales, au détriment des droits des travailleurs, de la santé humaine ou du respect de la biodiversité (pêche) et de l’environnement… Cette Europe incapable de dresser aujourd’hui un front commun contre le terrorisme et d’assurer efficacement la sécurité de ses frontières extérieures… Cette Europe incapable d’organiser un accueil des migrants digne d’une Europe des Droits de l’Homme… Cette Europe incapable d’harmoniser les droits et les acquis (travail, santé,…) de ses concitoyens, autrement que par une concurrence déloyale et une honteuse politique du pire… Cette Europe n’est pas celle dont nous rêvions… Elle n’est surtout pas celle que nous voulons laisser aux générations futures…

Nous appelons tous les citoyens de ce pays qui ne se reconnaissent pas dans cette Europe cupide, veule et déshumanisée à signer cette pétition.

Dites NON à cette Europe !

La signature de cette pétition est proposée par l’association « Le Poil à Gratter Bio », domiciliée dans le Lot… Association à but non lucratif, elle regroupe des personnes, apolitiques, non violentes et « saines d’esprit », désireuses d’instaurer une réelle démocratie participative au quotidien, en milieu rural, au niveau national et européen… Par des prises de positions, des débats, des pétitions, des actions ponctuelles et à plus long terme… Contre la désertification du milieu rural, la casse du service public (écoles, bureaux de poste, hôpitaux, maternités, gares,…), les injustices et atteintes aux droits élémentaires du citoyen (travail, logement, santé,…), les carences et autres errements technocratiques, politiques ou autres, jusqu’aux grenouillages des instances européennes.

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