Dans les Communes rurales du Lot, une institution municipale de moins en moins démocratique

Illustration d’une élection municipale dans un village rural avec une liste unique, des bulletins nuls et des habitants perplexes devant la mairie.
Dans de nombreuses communes rurales, la présence d’une seule liste aux élections municipales interroge le fonctionnement et la vitalité de la démocratie locale.

A l’occasion des prochaines élections municipales, sur les 312 communes que compte le département, 238 (76,28 %) ne présenteront qu’une seule liste[1].

Pour que cette liste unique soit élue au premier tour, elle doit recueillir la majorité absolue  des suffrages exprimés. L’équation est donc simple : la liste unique obtient mécaniquement 100% des voix introduites dans l’urne en sa faveur. Ce qui signifie, d’une façon encore plus basique, qu’il suffit à ladite liste d’une seule voix pour qu’elle remporte, ce qui sera considéré comme une « belle » victoire. Le suspense quant à l’issue du résultat, est donc très mince.

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… »

… comme l’écrivait le regretté Pierre Corneille.  Et ce, d’autant plus que le nouveau mode de scrutin instauré par la loi du 21 mai 2025 interdit le panachage : il n’est plus possible d’ajouter, de rayer des noms ou même de modifier l’ordre de la liste sur le bulletin de vote sous peine de le voir annulé.

Dans une telle configuration électorale, on ne peut que s’interroger sur l’avenir de la démocratie locale. Quelle signification conserve le vote ? Ne faudra-t-il pas mieux scruter le nombre de bulletins nuls, blancs ou mesurer le niveau de l’abstention pour évaluer ce qu’il reste de souveraineté populaire ?

On pourra toujours arguer que des citoyens de ces communes à liste unique, pour l’essentiel rurales et comptant parfois moins de 100 votants, n’ont pas su se mobiliser à temps pour monter une liste concurrente. Mais, ce n’est pas simple de constituer une liste inédite. La sortante, elle, bénéficie d’un réseau ancien, qui souvent confisque le pouvoir depuis plusieurs mandatures où le poids des agriculteurs (et de leurs familles) reste fort, alors que leur nombre a beaucoup diminué[2]. Les obstacles deviennent vite insurmontables pour un projet de jeune équipe : parité obligatoire, crainte d’affrontements au sein du microcosme communal, difficulté à recruter des candidats sachant qu’il faut pouvoir inscrire sur le bulletin au moins 5 candidats pour les Communes de moins de 100 h, 9 pour celles de moins de 500 h et 13 jusqu’à 1000 h. Finies les candidatures individuelles qui auraient pu faire entendre une voix dissonante dans des conseils municipaux ! Ce sont donc les notables locaux, déjà en place, qui vont continuer à prospérer sur ce mode d’élection et préserver ce qu’il leur reste de pouvoir. 

Le décor désenchanté de la démocratie locale  

Leur reste de pouvoir… En effet, confondant avec beaucoup d’hypocrisie communauté de moyens et concentration des pouvoirs, la loi NOTRe du 7 août 2015 (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) avait comme objectif de renforcer les Intercommunalités. Objectif atteint ! Ce sont aujourd’hui des structures complexes, peu démocratiques et couvrant de vastes territoires : situation particulièrement flagrante, par exemple, dans la mise en place des Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunautaires (PLUI).

Les Conseils municipaux, eux non plus, ne reflètent pas la sérénité démocratique : le public y est toléré, mais pas souhaité ; le maire préside ; les conseillers écoutent ; les actions municipales sont soigneusement dépolitisées. Contrairement à ce que la presse traditionnelle nous répète, le maire est plus une figure d’autorité que de proximité.

Seule la cérémonie des vœux en début d’année peut offrir l’amorce d’un dialogue. Après le discours d’accueil, il arrive que le maire donne la parole aux administrés, mais rapidement, sans s’étendre, car le « Pot de l’amitié » n’attend pas.

Eviter la marginalisation municipale

C’est ainsi que dans les petites Communes du Lot, l’Avenir s’élabore sans ses habitants. Aux citoyens de réagir : présence massive aux réunions des Conseils municipaux, émergence des feuilles locales d’associations pour corriger l’autosatisfaction des bulletins municipaux etc. Bref ! Aux citoyens d’inventer une véritable démocratie participative !   


[1] Un calcul établi auprès des services de L’Etat à l’issue du dépôt des candidatures clos le 26 février à 18 h.

[2] 1,5% de la population active française, mais 17 % des maires.

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INTEMPERIES-ECOLOGIE-POLITIQUE … 

Violent orage et inondations catastrophiques avec éclairs, pluies torrentielles et voitures submergées.
Intempéries extrêmes : orage violent et inondations massives sous un ciel apocalyptique.

Janvier/février 2026, pendant de longues semaines la pluie redouble de puissance. Des trombes d’eau, de forts orages frôlant parfois le cyclone, ont traversé la France d’Ouest en Est, du Nord au Sud, parfois en sens inverse. 

Beaucoup de dégâts, même des morts  ! 

On sait déjà que les remises en état vont se chiffrer en dizaines de milliards d’euros. 

On sait aussi que le budget de la France voté grâce au 49.3 essore tous les budgets sauf celui de l’armée. Comment pourrait-on réparer tous ces dégâts si l’on ne veut pas toucher au budget militaire, ni imposer les super riches qui confisquent les richesses produites  ? 

Sauf à créer encore plus de pauvres, encore plus pauvres, et encore plus nombreux  ! Voilà le résultat de la politique de Macron/Lecornu, et de tous ceux qui la permettent  ! 

Hé oui, m’objectera-t-on, ce sont là des catastrophes naturelles  ; le temps, on n’y peut rien  ! 

Mais bien sûr tiens  ! 

Catastrophes naturelles  ? Peut-être, mais fortement influencées par l’activité humaine !  Bien sûr, gros orages, fortes pluies, coups de vents, il y en a toujours eu. 

Ce qui change aujourd’hui, ce sont les conséquences. 

D’abord, le réchauffement climatique, que certains nient, des phénomènes qui, il y a 60/70 ans se produisaient seulement dans les zones tropicales, (cyclones, tempêtes canicules etc…). Ensuite, toute cette eau qui tombe ruisselle beaucoup plus, créant des courants qui emportent tout, car n’oublions pas qu’il y eut au tournant des années 50/60 la grande période du « remembrement national » ! 

Bien sûr, c’était après la guerre, il fallait produire plus pour nourrir tous ces gens. 

Sous l’impulsion de la théorie productiviste du plan Marshall, on arrache arbres et haies, on bouche les ruisseaux et les fossés, on aplani tout ça, on fait de grandes surfaces pour que les gros engins, made in USA, puissent donner à pleine puissance dans ce qui n’était déjà plus nos campagnes. Après tout ça, s’est ajouté plus récemment la production intensive du bétail. Les champs sont artificialisés par tous les intrants qui polluent les sols (et l’air), qui n’étant plus travaillés et se tassant, s’imperméabilisent, empêchant l’infiltration de l’eau. 

Puis, vint aussi la folie des zones  : industrielles d’abord, puis artisanales, puis commerciales. 

Alors, on bétonne, on goudronne à tout va  ! Bien sûr, il en fallait, mais quand même  ! 

Les abords des villes se construisent faisant naître ces cités un peu partout y compris dans des zones inondables (on voit aujourd’hui, en partie, le résultat). Bien sûr il faut des logements pour tous ces gens que l’on fait venir en ville, dépeuplant les campagnes (exode rural), mais aussi de l’autre France, Asie, Afrique, Maghreb, bref de l’Empire Français. 

Avec le développement de la voiture individuelle, pilier du système capitaliste, il faut des routes, puis des autoroutes, puis des aérodromes, puis des LGV… 

Sous prétexte de progrès, on n’arrête pas les dégâts à la nature. Maintenant, nous en sommes là  : on s’inonde partout, et on ne sait pas quoi faire  ! 

Pourtant, il y aurait peut-être des solutions, dont personne ne parle, mais qui paraissent assez facilement réalisables. 

Il suffirait peut-être de récupérer l’eau de pluie dans des citernes et utiliser cette eau pour le rinçage des toilettes et l’arrosage des espaces verts par exemple. La pluie qui alimente les citernes, ne participe pas aux inondations, les dégâts seront ainsi limités voire inexistants. 

Que des avantages  : 

Cela représenterait des milliards de m3 d’eau, économisant des milliards d’euros de remises en état d’un côté, mais aussi en amont, des Mrds d’euros, car cette eau récupérée ne serait pas rendue potable pour rincer des excréments, ce qui coûte aussi très cher. Ceci peut se faire pour tous les bâtiments  : particuliers mais aussi publics (tous ceux qui reçoivent du public). 

Cette récupération d’eau de pluie, agit comme « écrêteur de crues » (d’une part) en stockant l’eau, mais aussi peut servir à remplacer les fameuses bassines, qui pompant l’eau dans les nappes phréatiques accentuent la sécheresse en période de canicule, tout en n’étant utilisées que par un petit nombre de grosses exploitations à cultures intensives… 

Ces actions peuvent être décentralisées au niveau décisionnel  : communes ou intercommunalités pour les écoles primaires, et tous les bâtiments municipaux  ; Départements pour les collèges et immeubles du département  ; Région pour les lycées et tous les bâtiments régionaux  ; État pour tout ce qui appartient à l’État : facultés, hôpitaux, musées, casernes, prisons… tout ce qui est bien national . 

Tous ces travaux nécessitent une planification pluriannuelle, avec la création de centaines de milliers d’emplois artisanaux : plombiers, maçons, électriciens, architecte, etc…et surtout aussi, non délocalisables. 

Pour accentuer encore plus ce virage écologiste, on peut en même temps prévoir l’isolation thermique des bâtiments. 

Bien sûr les installations chez les particuliers devront être financées par  les économies réalisées :

  • sur les dégâts des inondations, 
  • sur les traitements pour rendre l’eau potable,
  • sur les Grands Travaux Inutiles (A 69 et autres projets autoroutiers),
    • LGV- 18 à 20 milliards d’euros pour gagner 10 minutes entre Toulouse et Paris,
    • LGV Lyon Turin, et tunnel sous le Mont Blanc, 
    • LGV Montpellier Perpignan, 
    • Grand canal du Nord, 
    • Centrales nucléaires EPR qui ne fonctionneront peut-être jamais (voir Flamanville par exemple 12 ans de retard et encore à l’arrêt, et celles vendues à l’étranger qui coûtent des milliards d’indemnisation pour les retards de livraison !), 
    • J.O. d’hiver de 2030 catastrophe financière annoncée ! 

Ce ne sont là que quelques exemples, les moyens pourraient être illimités. 

Il vaudrait mieux agir sur les causes que réparer les effets. La planète s’en porterait mieux et les Êtres Humains aussi  ! 

L’échéance municipale étant proche, il peut être intéressant d’envisager des actions vers les futures municipalités pour qu’elles s’engagent dans ce sens pour leur commune et leur intercommunalité. En même temps, on peut aussi leur proposer des cantines avec des produits locaux, naturels voire bio, cela permettrait une relocalisation des approvisionnements, ce qui avec l’installation de jeunes producteurs limiterait les transports induits donc les rejets dans l’atmosphère. 

Ce serait l’occasion pour eux de faire de la Politique avec un grand P . 

Jo Sallan  – Février 2026

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Spéciale dédicace à tous les amoureux du service public ferroviaire (et à Carole)

Caricature satirique de Christophe Proença en cochon anthropomorphe tenant un bouquet de rails, entouré de cœurs et de manifestants à la gare de Biars-Bretenoux, avec la bulle “Je vous promets un colloque avec Castex !” et la banderole “Saint Valentrain”.
Christophe Proença caricaturé en cochon politique amoureux du service public ferroviaire, promettant un colloque avec Castex à la gare de Biars-Bretenoux, décorée pour la Saint Valentrain. Les militants interpellent Carole Delga et défendent les petites gares.

En ce 14 février, jour de la Saint Valentin, pardon de la Saint Valentrain, 120 personnes (source RG), sont venues déclarer leur flamme à la gare de Biars-Bretenoux et plus généralement, à toutes les « petites » gares et « petites » lignes de chemin de fer auxquelles depuis des années, nos dirigeants, élus ou à la tête de la SNCF, se sont montrés infidèles, amourachés qu’ils étaient par les séduisants appâts d’un TGV, tout en puissance et en vitesse. Des cœurs, des messages d’amour ont donc été placardés sur les murs de la gare et même sur le train de 12h43, qui s’arrêtait en gare et qui, une fois n’est pas coutume, n’était pas supprimé et était même à l’heure !

Tous ces amoureux, ces entichés, ces passionnés d’un service public ferroviaire à l’écoute des besoins de la population se sont réunis à l’initiative du Comité pluraliste de défense et de promotion de la ligne Brive-Bretenoux/Biars-Aurillac, rejoint par l’Association de la Défense de la Gare d’Assier et Promotion du Rail, par les Sans trains et leur Colère (un collectif de quelque 36 associations qui cherche à s’élargir et à rassembler tous les entichés à l’échelle nationale d’un train au service du public), Angoulim qui se bat pour le maintien de la ligne Angoulême-Limoges et BOPSY, autre collectif qui se bat pour la réhabilitation de la ligne Limoges-Brive via Saint-Yrieix, le tout soutenu par les syndicats, notamment la CGT, et par les GA Lotois du Pialou et des Farouches Insoumis.

Des élus en écharpe sont aussi venus apporter leur soutien à cette manifestation dont Angèle Préville, ancienne sénatrice PS,  qui a rappelé, alors que le dérèglement climatique n’est plus à remettre en question, que le train est une solution de mobilité décarbonée et indispensable aux populations rurales. Le député de la deuxième circonscription, Christophe Proença, s’est aussi exprimé et a annoncé qu’un colloque auquel participera Jean Castex, président de la SNCF, sur tous les problèmes que subit le service public ferroviaire, sera organisé à l’Assemblée Nationale. Sur le cas particulier de la gare de Biars-Bretenoux, il a indiqué qu’il n’y aurait pas de fermeture de guichet mais qu’il fallait néanmoins veiller aux horaires d’ouverture qui seraient proposés. Certes ! Et de souligner également que la difficulté concernant la gestion de cette gare et de la ligne de chemin de fer qu’elle dessert tenait au fait qu’elle était confiée au bon vouloir de trois régions (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes) et que « cela complexifiait le problème ». Sic !

 Il a d’ailleurs été rappelé à ce député qu’il était un soutien de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga et que cette dernière n’a toujours pas répondu aux courriers qui lui ont été adressés par le Comité Pluraliste de Défense et de Promotion de la ligne Brive-Bretenoux/Biars-Aurillac, lui demandant notamment un budget pour faire circuler des trains.  Alors que la Région vient de voter son propre budget à hauteur de 54 milliards d’euros, destiné comme Carole Delga l’indique « à protéger les habitants de la Région ». Normalement, rappelle le Comité Pluraliste, « nous faisons partie de ces habitants »…

 En ce 14 février, la gare de Biars-Bretenoux est donc devenue, bien que placée sous le signe de l’amour, le symbole de la déshérence des services publics en milieu rural et peut-être ailleurs aussi. Cette belle gare est encore, pour l’instant, une gare de plein exercice mais pour le rester, il faut se montrer vigilant. Comme tant d’autres, elle est menacée par les politiques destructrices de la SNCF et par les politiques des différents gouvernements de droite et de soi-disant de gauche qui se sont succédés.

On sait comment cela commence : on diminue les horaires d’ouverture de la gare, on supprime le poste de guichetier puis celui de l’agent qui assure la sécurité des trains et on se retrouve avec une gare transparente et une ligne qui serait alors sans gare pilote de Saint-Denis près Martel jusqu’à Aurillac. Ce qui est proprement inacceptable. Sans oublier le fret qui a déjà totalement disparu.
Ce serait encore un énième service public qui disparaitrait dans notre département déjà largement touché : écoles, bureaux de poste, perceptions, maternités, centres EDF… 

Comme un amoureux éconduit mais qui veut encore y croire, le Comité Pluraliste adresse une nouvelle supplique à la Présidente de Région, emplie d’amour et d’humour : « quand vous parlez de train, notre chère Présidente, nous n’avons rien à dire : cela nous enchante. Mais depuis quelques temps, cela nous laisse hagards, peut-on aimer cette femme qui ferme notre gare ?

La réciprocité de notre amour nous questionne, nous qui ne demandons qu’à vous aimer, Carole.

Nous espérons nous tromper et ainsi, attendons une vraie preuve écrite prouvant vos convictions ».
Le tout signé : « amoureusement vôtre ».

Encadré local — Biars‑Bretenoux (Lot)


📍 Localisation : Gare de Biars‑Bretenoux (Lot)
🚆 Thème : Défense des petites gares et du service public ferroviaire
📅 Date : 14 février 2026 — “Saint Valentrain”
👥 Organisateurs : Comité pluraliste de défense et de promotion de la ligne Brive-Bretenoux/Biars-Aurillac, Association de la Défense de la Gare d’Assier et Promotion du Rail, Sans Trains et leur Colère, Angoulim , BOPSY
🤝 Soutiens : CGT, GA Lotois LFI (Pialou, Les Farouches Insoumis)
🎯 Enjeu : Maintien du guichet, horaires, survie de la ligne Brive–Aurillac

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« Petites lignes, grandes causes » mais ça dépend pour qui !

Christophe Proença est « un homme du peuple »

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Sport business, environnement, démocratie et Christophe Proença…

Caricature satirique de Christophe Proença en cochon anthropomorphe skiant sur une piste de neige artificielle en plein été, tenant une pancarte “Débat public ? Connais pas !” devant des militants avec des pancartes “CNDP boycottée”, “Climat en surchauffe” et “Jeux sans démocratie” dans un décor d’Alpes déneigées.
Christophe Proença caricaturé en cochon politique, co-rapporteur des JOP 2030, dévale une piste de ski artificielle en plein été, brandissant une pancarte “Débat public ? Connais pas !”, tandis que des militants dénoncent le boycott de la CNDP, le climat en surchauffe et des “Jeux sans démocratie” dans les Alpes déneigées.

Il y a quelques mois, nous apprenions que « notre » député de la 2e circonscription du Lot, Christophe Proença, « fan » de sport, avait été désigné (démocratiquement !?) co-rapporteur du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) des Alpes Françaises 2030, « un rendez-vous majeur pour notre pays et les territoires concernés », indique-t-il. Les plus lucides des « ultra fans » manifesteront bruyamment, à n’en pas douter, pour imposer la tenue de ces jeux en 2027, 2028, ou peut-être, et même pourquoi pas, d’ici la fin 2026 !

Car le temps presse : sous l’effet du dérèglement climatique, les Alpes ont perdu 36 jours de neige, et les canons à neige risquent d’être bientôt éclipsés par l’engouement pour leurs lointains cousins « CAESAR* », qui posent des problèmes logistiques et balistiques bien différents, mais tout aussi débiles.

Nous demandions une discussion citoyenne avec Christophe Proença, car les promoteurs de la compétition annoncée (Comité d’Organisation des JOP, Société de Livraison des Ouvrages Olympiques -SOLIDEO-, région Auvergne-Rhône-Alpes) boycottaient ostensiblement le Commission Nationale du Débat Public (CNDP).

Nous réitérons notre demande : le Tribunal Administratif de Marseille vient de rendre obligatoire le débat public sur cette affaire. Et, élément supplémentaire qui n’est pas qu’un détail, l’ordonnance est exécutoire.

 Monsieur le député de la deuxième circonscription du Lot et co-rapporteur du projet de loi suscité, nous attendons votre réponse.

* Le CAESAR est une pièce d’artillerie de gros calibre destinée à appuyer les troupes amies au combat. Mobile, rapide et discret le véhicule porteur équipé de six roues motrices donne la capacité à la pièce de se mouvoir sur des terrains accidentés. Une mise en station et une préparation au tir très rapide grâce à un asservissement hydraulique, permet aux artilleurs qui servent sur CAESAR de délivrer des coups précis dans des délais très brefs. Une fois les tirs terminés, le CAESAR se déplace rapidement évitant ainsi les tirs de contrebatteries. Le CAESAR équipe les principaux régiments d’artillerie de l’armée de Terre. (Source : Ministère des Armées et des Anciens Combattants).

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Christophe Proença est « un homme du peuple »

Caricature satirique de Christophe Proença en cochon anthropomorphe face à une militante insoumise devant la gare de Limoges, avec les pancartes “Je suis un homme du peuple”, “49.3” et “Service public ferroviaire”.
Christophe Proença caricaturé en cochon politique, tenant le 49.3 comme étendard, face à une militante insoumise défendant le service public ferroviaire sur le parvis de la gare des Bénédictins à Limoges.

« Je suis un homme du peuple » : c’est avec cette affirmation que Christophe Proença, député de la deuxième circonscription du Lot, a notamment justifié le fait qu’il ne voterait pas la censure du budget présenté par le gouvernement Lecornu, ce 2 février, à l’Assemblée Nationale. Des paroles fortes, si l’on peut dire, qu’il a assénées à une Farouche Insoumise, lors de la manifestation qui se tenait à Limoges, le 31 janvier, en faveur de la défense d’un service ferroviaire de proximité, fiable, accessible et donc suffisamment doté. Celle-ci l’avait, en effet, courtoisement interpellé, le remerciant d’être présent aux côtés de ceux qui se battent pour que les « petites » lignes de train aient encore un avenir et le député, tout sourire, de lui indiquer qu’il était le seul élu du Lot à avoir fait le déplacement jusqu’à la capitale Limougeaude pour défendre cette cause.

Peut-être que la venue d’un certain François Hollande, arpentant, le matin même de ce 31 janvier, les marchés de Limoges, pour soutenir le candidat PS aux élections municipales, comme l’a relaté la presse locale dont Le Populaire du Centre, avait peut-être quelque peu motivé le déplacement de Christophe Proença, jusqu’au parvis de la gare des Bénédictins. Bon. Brisons-là. Tout cela n’est, sans doute, que pure coïncidence.

« Vous êtes une gauchiste ! »

Et puis, le sourire du député de la deuxième circonscription du Lot a eu quelque peu tendance à se figer quand la Farouche Insoumise l’a interrogé sur ses motivations de ne pas voter la censure du budget présenté par Lecornu. Sa réponse ne s’est pas fait attendre : « Ce vote est nécessaire pour éviter le chaos  et le blocage. J’ai le sens des responsabilités et celui de l’intérêt général ». Et la militante de lui faire remarquer que les coupes financières inscrites dans ce budget et qui vont affecter les services publics ne vont pas dans le sens de ce fameux intérêt général. Alors, là, Christophe Proença sort de ses gonds, qualifie la militante de « gauchiste » et lui assène cette formule, quelque peu définitive et qui restera dans les annales : « je suis un homme du peuple ». Et il argumente : « j’ai toujours été proche des gens, j’ai toujours défendu les plus démunis ». Et il continue de se justifier : « la preuve, mon épouse est institutrice ». Alors là, évidemment, on s’incline. 

La Farouche Insoumise, devant la puissance de ce raisonnement, ne se démonte pas pour autant et souligne que ce vote d’allégeance à la Macronie, pourrait se traduire par des pertes de voix, aux prochaines élections. « Eh ! Bien, faites passer le RN », a rétorqué Christophe Proença. Un autre argument massue auquel la militante a simplement répondu qu’il existait d’autres options.

Si l’on s’en tient aux seuls propos de ce député PS, le RN est toujours l’assurance-vie de ce parti. Voilà qui est bien triste et devrait faire réfléchir cet « homme du peuple » tel qu’il se définit lui-même, sur une autre politique, peut-être « gauchiste », mais  surtout plus radicale et la seule qui serait à même de faire reculer le RN et toutes les forces qui veulent gouverner au nom de la loi du plus fort parce que justement, elle placerait en son cœur l’intérêt général. 

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Trois (au moins) petits cochons qui s’en dédisent !

Cochon qui s’en dédit ! Remontons aux origines de cette locution qui daterait du Moyen-Âge, une époque à laquelle le cochon était considéré, par nature, comme un animal sale et répugnant, puisque vivant dans la crasse. Du coup, était qualifié de cochon celui qui ne respectait pas ses engagements ou la parole donnée, tant il était jugé alors peu honorable, ne valant pas mieux que l’animal auquel il était comparé. Cette expression serait donc née au XIII éme siècle. Depuis, bien de l’eau ont coulé sous les ponts de France, de Navarre et même du Lot. Pourtant, cet idiotisme garde encore aujourd’hui tout son sens.

Et au moins jusqu’à ce 23 janvier 2026 , date du vote, à l’Assemblée Nationale, en faveur ou non, de deux motions de censure, sur le volet recettes du projet de loi de Finances, l’une déposée par les groupes de gauche, hors PS, l’autre par le Rassemblement National, en réponse au 49-3 déclenché par Sébastien Lecornu, ci-devant Premier Ministre. Pour trouver un nouvel exemple de ce qui pourrait s’apparenter au mammifère domestique omnivore de la famille des Suidae, dont la formule choisie pour le titre de cet article fait état,  remontons, encore une fois, le fil du temps, mais sans aller bien loin, simplement jusqu’au 14 janvier 2026.

Aurélien Pradié, député de la première circonscription du Lot, annonçait fièrement dans les colonnes d’Actu Lot qu’il voterait ces deux motions  de censure. Et bravache, Il en avait même informé le Premier Ministre, estimant que celui-ci « était  le premier responsable de ce choix ».  Et de fustiger la méthode du gouvernement, reposant à ses yeux , moins sur la conviction que sur la pression, moins sur le respect des institutions que sur la menace. Et en décidant de voter la censure, ce qu’il choisissait de faire « ni par calcul, ni par réflexe partisan », il en espérait un sursaut, un refus de l’accoutumance au pire. « Et l’affirmation qu’un député de la Nation vaut toujours plus que la peur de perdre son siège ».

Bref, l’ancien maire de Labastide-Murat envoyait du lourd.

Sauf qu’après un bref détour sur le site de l’Assemblée Nationale qui analyse les scrutins N° 5154 et 5155, et fournit le nom et l’appartenance à un groupe politique des votants, sur les deux motions de censure suscitées, nulle trace d’Aurélien Pradié.

Et concernant les deux autres motions de censure soumises au vote déposées par les mêmes oppositions que précédemment, le 27 janvier, cette fois-ci sur le volet dépenses du projet de loi de Finances (scrutin N° 5193 et 5194), là encore, le nom d’Aurélien Pradié n’apparait pas.

 Donc ce dernier, en dépit de ses déclarations fracassantes, n’a pas participé aux votes.

Bon, à cochon, cochon et demi : peut-être était-il malade, avait-il un empêchement si grave qu’il n’a pu se rendre aux urnes ou alors, s’est-il rendu compte qu’un tel vote pouvait l’entraîner dans des vents contraires au sens qu’indiquent les girouettes ?

 L’histoire le dira peut-être mais force est de constater que sur ce coup-là, le cochon s’est dédit.

Il lui reste encore une chance de respecter la parole qu’il a donnée puisqu’une ou deux nouvelles motions de censure ne manqueront pas d’être déposées le 2 ou le 3 février, en prévision du vote final sur le projet de loi de Finances, après son passage au Sénat.

« Non sans une certaine forme de regrets et un peu d’amertume » 

Aurélien Pradié n’est pas, en politique, le premier et ne sera bien évidemment pas le dernier à trahir la parole donnée. Mais Il se retrouve, pour l’instant, en bonne compagnie.  Et notamment en celle de notre Premier Ministre qui avait, promis, la main sur le cœur, qu’il renonçait à utiliser le 49-3, « le gouvernement ne pouvant passer en force ». Et de rappeler que ce fameux article de la Constitution permet au gouvernement d’interrompre les débats et d’écrire lui-même sa copie. « Ce ne sera pas le cas lors de ce débat budgétaire », promettait Sébastien Lecornu. C’était le 3 octobre 2025. Et le 19 janvier 2026, le même annonçait recourir au 49-3. Oui, mais « non sans une certaine forme de regrets et d’un peu d’amertume ». Et puis, on aurait pu dire qu’il était têtu s’il avait dû ainsi tenir sa parole et « je ne veux surtout pas avoir l’égo mal placé et être source de désordre ». On aurait  bien voulu compatir mais force est de constater, encore une fois, que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et que ce cochon-là, et non des moindres, puisqu’il est Premier ministre, s’est lui aussi dédit .

Il fallait retenir le PS, sinon il allait faire un malheur (sic !)

Il ne s’agit pas ici de revisiter l’histoire enfantine des Trois petits cochons et pourtant, il y a un troisième de ces ongulés qui vient, en famille, avec force mensonges enrobés de ce qu’il pense être une forme de panache, affirmer qu’il « cherche à avancer sans être dans la posture » et en faisant partie « de ceux qui proposent des solutions » : le PS.

  Et il fallait le retenir sinon il allait faire un malheur !

 C’est-à-dire voter la censure du gouvernement Lecornu.

Si la réforme des retraites n’était pas abrogée, il censurerait , si la taxe Zucman n’était pas inscrite au budget, il censurerait, s’il y avait usage du 49-3, il censurerait. On n’avait qu’à bien se tenir.

On s’est bien tenu et on a vu. Ils ont donné leur accord de non censure à la macronie et à son gouvernement minoritaire et rejoint celle-ci de fait. Les députés PS, en empêchant la chute de Lecornu et de son gouvernement, ont renié toutes les promesses faites à leurs électeurs oubliant que sans leur ralliement au sein du NFP, ils n’auraient jamais été élus.

A commencer par Christophe Proença, député de la deuxième circonscription du Lot.

 Il y a eu des avancées, on va dans le bon sens », dit le PS.

Ah ! Bon. Parole de cochon, encore une fois.

Dommage, nous, on aurait bien voulu être copains comme cochons, au sein du NFP.

Mais en ce qui nous concerne, nous le disons haut et fort, et comptez sur nous, nous ne nous dédirons pas : plus jamais le PS !

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Le ras-le-bol des usagers du train

Pour la énième fois, des usagers du train se sont rassemblés devant une gare pour dénoncer, encore et encore, la dégradation du service ferroviaire.

Ce samedi 13 décembre, c’était devant la gare de Gramat.

Le 29 novembre, soit 15 jours plutôt, c’était devant la gare de Biars-Bretenoux.

Devant quelle gare faudra-t-il donc se rassembler, encore et encore une fois, pour espérer être entendu des instances nationales et régionales de la SNCF qui n’ont cure de ces lignes dites « petites » ou de la Région Occitanie, autorité organisatrice des transports et donc garante, de la par la loi, de la continuité territoriale et de l’égalité d’accès aux services de transport, dans une logique de service public ?

Trains supprimés, en panne, gares ou guichets fermés, correspondances non assurées, horaires totalement inadaptés aux besoins de la population, « petites »gares non desservies : les usagers du train en ont ras-le-bol ! Et les cheminots ne sont pas en reste, eux qui doivent subir, dans leur travail au quotidien, les restrictions budgétaires et les suppressions de poste qui vont avec.

Quelques édiles présents ce 13 décembre à Gramat, sans doute sensibles au désarroi de leurs concitoyens, sont venus apporter leur soutien aux manifestants présents.

A commencer par Michel Sylvestre, maire de cette commune qui rappelait qu’il était déjà présent à un tel rassemblement, il y a deux ans et pour les mêmes raisons. « Je crains que dans deux ans je ne sois encore là. Ce qui m’embête ». Le maire a souligné la nécessité de défendre le train pour des raisons écologiques et d’attraction du territoire. Il parle d’or. Mais il a fait une sortie qui a pu en surprendre plus d’un ou d’une : « Les priorités de l’Etat semblent être les voies vertes. Ce qui est ridicule : tout cela pour satisfaire quatre ou cinq bobos parisiens. A croire que le tourisme est plus important que la vie des Lotois ». Tiens donc !

Martine Michaux, adjointe à la maire de Miers, Caroline Mey-Fau, a renchéri sur ces propos, assurant que la disparition des trains pourrait être un facteur de risque sur une dépopulation du Lot et une détérioration du bien-vivre sur le territoire. Sans doute a-t-elle oublié que Madame Mey-Fau, qui est aussi conseillère départementale, a approuvé le déferrement de la ligne Capdenac-Cahors, soit celle qui aurait pu relier les deux plus grandes villes du Lot, pour y installer en lieu et place … une voie verte.

Face à de telles hypocrisies, devant la surdité des décideurs ferroviaires ou politiques, la lassitude ne doit pas s’installer. Continuons le combat, encore et encore, afin que soit maintenu ce service public ferroviaire indispensable pour nos vies, pour la transition écologique, pour l’égalité entre les citoyens et les territoires. Les Farouches insoumis du Lot seront toujours présents pour soutenir ses lutes comme le préconise « L’avenir en Commun » dans sa mesure pour développer les transports publics écologiques, repenser la mobilité individuelle.

Une pétition est en ligne sur le site change.org. Une autre façon de se faire entendre !

Les Farouches Insoumis du Lot.

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Défendons nos gares et nos trains !

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées, le 29 novembre, devant la gare de Bretenoux-Biars, répondant à l’appel lancé par le Comité de Défense de la ligne Brive-Aurillac. Les revendications exprimées sont récurrentes depuis des années et maintes fois rabâchées auprès des décideurs publics et que l’on peut résumer ainsi : exiger des trains qui correspondent aux besoins de la population. Ce qui, dans le détail, se traduit par un service public fiable (on ne compte plus les dysfonctionnements qui affectent cette ligne Brive-Aurillac comme tant d’autres lignes dites secondaires : trains supprimés, en panne, gares fermées, correspondances non assurées y compris pour rejoindre la capitale…), des horaires permettant aux travailleurs, aux étudiants et à toute la population de se déplacer en train, des gares accessibles et des guichets ouverts, des arrêts systématiques dans les « petites » gares. Sourds, et ce, depuis des années à toutes nos interpellations, les décideurs publics, qu’il s’agisse des représentants de SNCF Réseau ou de nos élus régionaux,  sont très éloignés de nos problèmes sur le terrain, préférant sans doute ignorer les galères de voyage au quotidien que vivent les usagers du train et semblant définitivement hors sol. En témoigne la réponse faite par Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Mobilités pour tous (sic !) et aux infrastructures de transport en Région Occitanie, quant au maintien des arrêts de train dans les « petites » gares  : « c’est populiste ». Chacun jugera de la pertinence de cette réponse. Face à l’inanité de cette dernière, le Comité de défense de la ligne Aurillac-Brive a décidé de « taper plus haut » et d’envoyer un courrier à la Présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, accompagné en guise de carte postale, d’une photo de l’ensemble des manifestants présents, ce 29 novembre. En espérant qu’il ne reste pas lettre morte.

Ce ne sont pas moins de 984 km de lignes qui sont menacés sur les 3932 km de voies que compte l’Occitanie. Ces lignes, dites encore une fois secondaires, sont souvent ignorées dans les prises de décision nationales. Pourtant, ces lignes ainsi si mal nommées, puisqu’essentielles pour la population en milieu rural, sont aussi l’une des clés de la transition écologique, de la justice sociale, de l’égalité entre les citoyens et les territoires.

Et pour continuer de les défendre, une nouvelle manifestation, à l’initiative de l’ADGAPR (Association de Défense de la Gare d’Assier et pour la Promotion du Rail) est prévue le 13 décembre devant la gare de Gramat, la ligne Rodez-Brive-Paris subissant les mêmes dysfonctionnements que celle reliant Aurillac à Brive. Soyons nombreux, et bruyants, pour que nous soyons enfin entendus.

Les Farouches Insoumis du Lot  et Les Insoumis du Pialou

Les Farouches Insoumis du Lot, basés à Figeac, sont un groupe d’action de la France Insoumise qui s’est constitué récemment avec des militants répartis sur la deuxième circonscription du département. les Insoumis du Pialou sont eux basés à Biars-sur-cère. Ils se sont  fixés pour mission la diffusion du programme « L’Avenir en Commun » et d’alerter leurs concitoyens sur des problématiques locales, ce qui passera aussi par le décryptage de la parole publique de nos élus, à chaque fois que cela sera nécessaire.

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Christophe Proença :  le veau sous la mère  plutôt que la censure !

Bon : il est vrai qu’il n’est pas bien de placer sur un même plan, comme le titre de cet article le suggère, deux évènements aussi distincts tant du point de vue de leur rayonnement géographique que de leur retentissement général sur la vie quotidienne des citoyens que la Fête du veau sous la mère de Saint-Céré et le vote de la motion de censure à l’Assemblée Nationale qui aurait pu entraîner la chute du gouvernement Lecornu, si celle-ci avait été adoptée.

 Il faut bien l’avouer : la tentation était trop forte.

 Mais l’association, a priori inédite,  d’une manifestation festive, destinée à mettre en avant un savoir-faire local et lotois, et d’un choix éminemment politique pouvant déboucher sur la démission d’un premier ministre déjà démissionnaire avant d’être « remissionnarisé », dans un déni de démocratie manifeste, a au moins deux points communs : les faits se sont déroulés la même semaine et Christophe Proença, député de la deuxième circonscription du Lot en a été le protagoniste. Ou plutôt, aurait dû en être le protagoniste dans les deux cas, car s’il s’est bien rendu à la Fête du veau sous la mère, il n’a pas, pour autant, obéissant aux consignes de son  parti, en l’occurrence le PS, voté la motion de censure. Qui, rappelons-le, a échoué de 18 voix. Tout cela pour une prétendue victoire quasi « historique », dixit le PS, sur la réforme des retraites alors que ce dernier n’a même pas obtenu l’abrogation, ni même la suspension de celle-ci -et même Macron, depuis la Slovènie, le dit – avec ce non vote de la motion de censure, mais seulement un report pour la seule génération née en 1964, de sa mise en application pour un départ à 64 ans.

Le PS se targue également d’avoir eu l’assurance que le « remissionnarisé » Lecornu n’userait pas de l’article 49-3, désormais bien connu. Sauf que le gouvernement dispose de bien d’autres dispositifs législatifs pour arriver à ses fins. Et sans compter que pour que ce report de la réforme des retraites entre en application, de « haute lutte » remporté par le PS, celui-ci va devoir expliquer à tous les français, et notamment les plus précaires, qu’il va aussi falloir avaler et supporter toutes les mesures antisociales que contient le projet de budget de la Sécurité Sociale telles que le doublement des franchises médicales, une imposition des indemnités versées aux patients atteints de maladies chroniques, un gel des pensions de retraite,  autrement dit : une baisse du pouvoir d’achat de tous les retraités, cette même punition s’appliquant à tous  les bénéficiaires de prestations sociales sans compter la promesse d’une belle cure d’austérité pour l’hôpital public. Entre autres.

Car pour  que la « victoire » remportée par le PS s’applique, il va lui falloir aussi voter l’intégralité du budget de la sécurité sociale qui contient toutes ces mesures. Tandis que les plus grandes fortunes, les multimilliardaires vont continuer d’être épargnées, les efforts qui vont leur être demandés vont même être divisés par deux par rapport au précédent budget. Sacré victoire qu’a obtenue le PS !

Certes, il est désormais question d’une « lettre rectificative » qui pourrait entériner le décalage dans le temps de la réforme des retraites. Au prix de contorsions constitutionnelles mais qui se solderont, au final, par l’adoption d’un budget austéritaire. Cette « lettre rectificative » est présentée à nouveau comme une nouvelle « grande » victoire du PS. Mais encore une fois à quel prix. Et cela, il faudra qu’il l’assume.

Christophe Proença avait toute sa place à la fête du veau sous la mère mais il aurait dû se rappeler, au moment de ce non vote de la motion de censure, qu’il a été élu, dans le Lot, avec les voix de l’ensemble de la  gauche, ce qui implique de se battre pour les petits et les sans grades et pas pour appliquer le programme de la Macronie et ne pas censurer son gouvernement.

Dans une des nombreuses citations attribuées au Général de Gaulle, il y a celle-ci : « les français sont des veaux ». Certes, pas sous la mère mais attention, Monsieur Proença,  ils pourraient bien se rebiffer et en particulier, les Lotois, qui,  pour les prochaines élections, pourraient bien être capables de démentir les propos du géniteur de la 5éme République. Mais il est vrai que Monsieur Proença a déclaré qu’il « n’avait pas peur de la démocratie ». Quitte à ne pas censurer le gouvernement Lecornu pour éviter une dissolution  de l’Assemblée Nationale qui l’aurait immanquablement conduit à remettre en jeu son mandat de député de la 2éme circonscription du Lot. Tôt ou tard, Monsieur Proença, il vous faudra effectivement affronter cette démocratie et vous avez tout à craindre que les Lotois de gauche, n’auront pas la mémoire courte et vous empêchent de présider une nouvelle fois aux belles destinées de la Fête du veau sous la mère de Saint-Céré.

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Allo, Léon ? Ici Christophe !

Dans un feuilleton régulier, la presse régionale nous informe des aventures du député Christophe Proença à l’Assemblée nationale et dans sa 2e circonscription du Lot. Rappelons son élection obtenue de haute lutte avec le soutien du Nouveau Front Populaire les 30 juin et 7 juillet 2024 et l’amnésie partielle apparue dans ses remerciements « à la gauche soutenue par le PRG et par une partie de Renaissance » (Vie Quercynoise, 11 juillet 2024, p. 3).

Depuis nous l’avons suivi dans ses rencontres avec les collégiens pour expliquer la « République », dans son soutien aux secrétaires de mairie, à la « filière noix », au maintien de « Ma PrimeRénov’ » et dans sa volonté de démocratiser l’accès au sport. Pour célébrer l’anniversaire de l’avènement de la IIIe République (4 septembre 1870), Christophe Proença adresse une lettre ouverte à son Père fondateur, Léon Gambetta. Aussi pragmatique que modéré, le fameux cadurcien, avait calmé les forces réactionnaires en oubliant les avancées de 1793 et en sacralisant la propriété privée. La « Dépêche » (qui n’est pas un brûlot ultra-gauchiste) rappelle opportunément dans son édition du 25 août 2025 une pensée profonde du héros national comme quoi aucune bonne décision ne se prend sans le concours des citoyens (p.7). Christophe Proença sait ce qui lui reste à faire, à son niveau de député, pour stopper l’asphyxie démocratique qui étouffe le pays.

Deux jours plus tôt nous apprenions par le même medium que le député de la IIe circonscription avait été désigné corapporteur du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 (p.18). Comme le recommande son mentor cadurcien, Christophe Proença pourrait demander à ses électeurs ce qu’ils en pensent. Dans les Alpes, le réchauffement climatique est presque deux fois plus rapide que sur la moyenne nationale (2° contre 1,4°). La chaîne a perdu 36 jours de neige. A La Clusaz, une retenue d’eau de 150 000 m3 nécessaire à la fabrication de neige artificielle vient d’être refusée par la justice. Le 20 août dernier, un rocher écrase une voiture près de Chamonix faisant deux morts et deux blessés graves.

Nous demandons à Christophe Proença de discuter avec ses électeurs dans des réunions publiques régulières pour l’aider à recoder l’espace démocratique local et répondre à l’aspiration des citoyens.

L’un des « Farouches Insoumis », peu sensible au centralisme médiatique et intéressé en priorité au comportement des élus locaux. Aujourd’hui Christophe Proença.  

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