INTEMPERIES-ECOLOGIE-POLITIQUE … 

Violent orage et inondations catastrophiques avec éclairs, pluies torrentielles et voitures submergées.
Intempéries extrêmes : orage violent et inondations massives sous un ciel apocalyptique.

Janvier/février 2026, pendant de longues semaines la pluie redouble de puissance. Des trombes d’eau, de forts orages frôlant parfois le cyclone, ont traversé la France d’Ouest en Est, du Nord au Sud, parfois en sens inverse. 

Beaucoup de dégâts, même des morts  ! 

On sait déjà que les remises en état vont se chiffrer en dizaines de milliards d’euros. 

On sait aussi que le budget de la France voté grâce au 49.3 essore tous les budgets sauf celui de l’armée. Comment pourrait-on réparer tous ces dégâts si l’on ne veut pas toucher au budget militaire, ni imposer les super riches qui confisquent les richesses produites  ? 

Sauf à créer encore plus de pauvres, encore plus pauvres, et encore plus nombreux  ! Voilà le résultat de la politique de Macron/Lecornu, et de tous ceux qui la permettent  ! 

Hé oui, m’objectera-t-on, ce sont là des catastrophes naturelles  ; le temps, on n’y peut rien  ! 

Mais bien sûr tiens  ! 

Catastrophes naturelles  ? Peut-être, mais fortement influencées par l’activité humaine !  Bien sûr, gros orages, fortes pluies, coups de vents, il y en a toujours eu. 

Ce qui change aujourd’hui, ce sont les conséquences. 

D’abord, le réchauffement climatique, que certains nient, des phénomènes qui, il y a 60/70 ans se produisaient seulement dans les zones tropicales, (cyclones, tempêtes canicules etc…). Ensuite, toute cette eau qui tombe ruisselle beaucoup plus, créant des courants qui emportent tout, car n’oublions pas qu’il y eut au tournant des années 50/60 la grande période du « remembrement national » ! 

Bien sûr, c’était après la guerre, il fallait produire plus pour nourrir tous ces gens. 

Sous l’impulsion de la théorie productiviste du plan Marshall, on arrache arbres et haies, on bouche les ruisseaux et les fossés, on aplani tout ça, on fait de grandes surfaces pour que les gros engins, made in USA, puissent donner à pleine puissance dans ce qui n’était déjà plus nos campagnes. Après tout ça, s’est ajouté plus récemment la production intensive du bétail. Les champs sont artificialisés par tous les intrants qui polluent les sols (et l’air), qui n’étant plus travaillés et se tassant, s’imperméabilisent, empêchant l’infiltration de l’eau. 

Puis, vint aussi la folie des zones  : industrielles d’abord, puis artisanales, puis commerciales. 

Alors, on bétonne, on goudronne à tout va  ! Bien sûr, il en fallait, mais quand même  ! 

Les abords des villes se construisent faisant naître ces cités un peu partout y compris dans des zones inondables (on voit aujourd’hui, en partie, le résultat). Bien sûr il faut des logements pour tous ces gens que l’on fait venir en ville, dépeuplant les campagnes (exode rural), mais aussi de l’autre France, Asie, Afrique, Maghreb, bref de l’Empire Français. 

Avec le développement de la voiture individuelle, pilier du système capitaliste, il faut des routes, puis des autoroutes, puis des aérodromes, puis des LGV… 

Sous prétexte de progrès, on n’arrête pas les dégâts à la nature. Maintenant, nous en sommes là  : on s’inonde partout, et on ne sait pas quoi faire  ! 

Pourtant, il y aurait peut-être des solutions, dont personne ne parle, mais qui paraissent assez facilement réalisables. 

Il suffirait peut-être de récupérer l’eau de pluie dans des citernes et utiliser cette eau pour le rinçage des toilettes et l’arrosage des espaces verts par exemple. La pluie qui alimente les citernes, ne participe pas aux inondations, les dégâts seront ainsi limités voire inexistants. 

Que des avantages  : 

Cela représenterait des milliards de m3 d’eau, économisant des milliards d’euros de remises en état d’un côté, mais aussi en amont, des Mrds d’euros, car cette eau récupérée ne serait pas rendue potable pour rincer des excréments, ce qui coûte aussi très cher. Ceci peut se faire pour tous les bâtiments  : particuliers mais aussi publics (tous ceux qui reçoivent du public). 

Cette récupération d’eau de pluie, agit comme « écrêteur de crues » (d’une part) en stockant l’eau, mais aussi peut servir à remplacer les fameuses bassines, qui pompant l’eau dans les nappes phréatiques accentuent la sécheresse en période de canicule, tout en n’étant utilisées que par un petit nombre de grosses exploitations à cultures intensives… 

Ces actions peuvent être décentralisées au niveau décisionnel  : communes ou intercommunalités pour les écoles primaires, et tous les bâtiments municipaux  ; Départements pour les collèges et immeubles du département  ; Région pour les lycées et tous les bâtiments régionaux  ; État pour tout ce qui appartient à l’État : facultés, hôpitaux, musées, casernes, prisons… tout ce qui est bien national . 

Tous ces travaux nécessitent une planification pluriannuelle, avec la création de centaines de milliers d’emplois artisanaux : plombiers, maçons, électriciens, architecte, etc…et surtout aussi, non délocalisables. 

Pour accentuer encore plus ce virage écologiste, on peut en même temps prévoir l’isolation thermique des bâtiments. 

Bien sûr les installations chez les particuliers devront être financées par  les économies réalisées :

  • sur les dégâts des inondations, 
  • sur les traitements pour rendre l’eau potable,
  • sur les Grands Travaux Inutiles (A 69 et autres projets autoroutiers),
    • LGV- 18 à 20 milliards d’euros pour gagner 10 minutes entre Toulouse et Paris,
    • LGV Lyon Turin, et tunnel sous le Mont Blanc, 
    • LGV Montpellier Perpignan, 
    • Grand canal du Nord, 
    • Centrales nucléaires EPR qui ne fonctionneront peut-être jamais (voir Flamanville par exemple 12 ans de retard et encore à l’arrêt, et celles vendues à l’étranger qui coûtent des milliards d’indemnisation pour les retards de livraison !), 
    • J.O. d’hiver de 2030 catastrophe financière annoncée ! 

Ce ne sont là que quelques exemples, les moyens pourraient être illimités. 

Il vaudrait mieux agir sur les causes que réparer les effets. La planète s’en porterait mieux et les Êtres Humains aussi  ! 

L’échéance municipale étant proche, il peut être intéressant d’envisager des actions vers les futures municipalités pour qu’elles s’engagent dans ce sens pour leur commune et leur intercommunalité. En même temps, on peut aussi leur proposer des cantines avec des produits locaux, naturels voire bio, cela permettrait une relocalisation des approvisionnements, ce qui avec l’installation de jeunes producteurs limiterait les transports induits donc les rejets dans l’atmosphère. 

Ce serait l’occasion pour eux de faire de la Politique avec un grand P . 

Jo Sallan  – Février 2026

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